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Nouvelles fraiches :

 

Dernière mise à jour le 18/09 

Nous voilà revenus à notre point de départ : Gruissan.

Après un nettoyage en profondeur du bateau, celui-ci sera mis au sec pour y subir les réparations. C'est donc la fin d'un voyage pour tout le monde, chacun se préparant à de nouveaux projets. A suivre !

 

  

 

 

 

 
Lundi 14 août 2006

Eole nous ayant laissé un répit d’une journée supplémentaire à Chania, en Crête, nous en avons profité pour dégourdir nos jambes quasi inactives de marins. Donc, lever 5H00 pour prendre le bus direction les Gorges de Samaria, les plus longues d’Europe.

Le trajet d’une heure, serpentant dans les montagnes crétoises (les victimes du vertige pourront au choix fermer les yeux et dormir, ou se contenter des cartes postales du site), est vraiment splendide. Pour une fois, nous pouvons admirer l’intérieur de l’île, un site idéal pour la randonnée : montagneux, boisé entre oliviers, vergers et pins, de petits villages accrochés dans ces hauteurs ocres et vertes.

Arrivés en haut des Gorges à 8H00, nous nous préparons à les descendre jusqu’au rivage sud de l’île, au long d’une marche de 15 kilomètres.

Le paysage est merveilleux : le petit sentier passe entre le lit de la rivière et les parois rocheuses des Gorges. Tout d’abord, une forte descente nous mène du haut du plateau vers le torrent, puis le sentier circule au travers des forêts d’épineux, vers le village de Samaria (déserté depuis le classement du site en Parc Naturel), jusqu’aux Portes de Fer, l’endroit le plus spectaculaire : les deux versants, hauts de 300 mètres, ne sont séparés que de 3 mètres à cet endroit. Ensuite, c’est l’arrivée (arrosée d’une bonne bière dans une taverne judicieusement placée par le Parc à la fin du parcours) vers la mer.

Le ferry chargé de ramener nos jambes fatiguées à la case départ nous attend sur un ponton plutôt spécial : le vent s’étant levé, et avec lui de fortes vagues, ces dernières se brisent dans des flots d’écumes le long du quai, obligeant tous les passagers à traverser le ponton sous une douche salée. Rafraîchissant !

Le lendemain, nous nous préparons pour la plus longue traversée depuis notre départ : Malte est à 450 milles, soit environ 600 kilomètres (nous ferons plus de 620 milles à cause du vent de face). Morgane embarque donc pour ce qui est un véritable baptême du feu. Un peu inquiète quant aux possibilités de mal de mer au départ (le voyage promet d’être inconfortable au possible : les vagues de face font taper le navire comme rarement, et faire la cuisine devient épique -sans parler de dormir), un peu inquiète donc, tout se passe finalement bien pour cette briochine de naissance, où le fameux gêne breton du pied marin immunise contre ces maux.

Mais la traversée, si elle nous a épargné les désagréments gastriques, restera dans les mémoires de l’équipage par ses soucis, pépins, ennuis, et j’en passe. D’où le rapport avec le titre de l’article, sans doute encore obscur à vos yeux.

Cloisons intérieures qui se déplacent et se déforment suite au chocs des vagues, plancher de l’annexe qui s’envole dans le Sirocco (poétique mais présageant des ennuis lors des futurs mouillages), filières qui cassent, winch qui cède, girouette qui prend son envol, et enfin pilote automatique qui décide de partir en vacances…nous obligeant à un retour aux longues heures de barre à tour de rôle.

Après 5 jours de traversée, nous voici à La Valette. Les premières impressions sont plutôt mitigées : la ville a l’air très riche d’histoire, de monuments, de cultures, mais sa richesse est aussi visible sur les prix qu’elle propose…courses, transports, tout est ici hors de prix !

Mais la marche à pied est universellement gratuite, nous en profiterons donc pour visiter la ville, car dans deux jours, c’est le départ pour la Tunisie.

La Valette est une ville très « British ». La seule après-midi de visite que nous avons pu lui consacrer était le 15 août, et tout était malheureusement fermé. A part deux superbes églises catholiques, dont une en dôme, qui elles avaient gardé portes ouvertes.

Une ville plus britannique que Londres, donc (comme disent les prospectus) : vérandas à l’anglaise, grandes rues où les voitures sont bannies. Une impression de calme se dégage de cette ville, mais pas du bus qui nous y a amené : un vieux car bringuebalant avec comme inscription « In God We Trust »…nous aussi on aimerait bien arriver vivant !

Nous quittons le soir la Valette pour la Tunisie, sous des feux d’artifice qui durent plusieurs heures. Merci pour la cérémonie d’au revoir !

 Arnaud sort des Portes de fer, dans les gorges de Samaria

 Morgane aux commandes, pendant la traversée Crête-Malte (avant que ça ne se corse)

 Les fameux Bow Windows à Malte

Par Juju - Publié dans : ludion
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