Une petite halte au port du Frioul (sur la petite île de Ratonneau en face de Marseille), où l'on a pu boucler notre équipement en matériel de plongée : cela a donné lieu à un spectacle original conduisant deux piétons à déambuler dans les rues de Marseille, en sueur, sous le poids des bouteilles de plongée nouvellement acquises.
Théoriquement, on aurait du voguer vers la Corse, Girolata en particulier, mais la météo en a décidé autrement. En effet, le sentiment de liberté sur un voilier est très vite réduit par les contraintes qu'Eole nous impose. Et il faut bien faire avec !
Donc nous nous sommes dirigés vers Porquerolles, une île véritablement magnifique, en face d'Hyères.
Une relâche de 2 jours sur place nous permit de découvrir les splendeurs d'avant saison de cette île...et de pouvoir enfin se baigner dans une eau à 18 degrés...pour les sauveteurs cet été sur les côtes méditerranéennes, les petites et sournoises méduses violettes vous attendent de pied ferme !
Eole nous accordant enfin le droit de voguer vers l'île de Beauté, nous levons l'ancre en soirée (le 09 mai), direction Girolata.
Le vent est tellement devenu favorable qu'il a fallu baisser la voilure au maximum (enlever le Génois, grand voile réduite au maximum), et composer avec la houle devenant de plus en plus creusée. Ce qui a donné lieu à la découverte de 2 facettes de la navigation :
La première, fort agréable, se situe derrière la barre à roue du voilier : la navigation devient pilotage, négociant chaque vague (3 mètres de creux tout de même) en des courbes endiablées. Même le fait de se prendre des seaux d'eau sur la tête n'enlève pas ce sentiment jubilatoire ! Un cargo, en pleine nuit, nous refuse la priorité : il faut rester vigilent, même en pleine action !
La deuxième, moins drôle, se découvre, lorsque, les bras fatigués, l'on essaie de se reposer dans sa cabine...pas évident quand "ça tape" sans cesse !
Le mouillage de Girolata est devenu impratiquable avec ces creux, et nous devons donc nous réfugier à Cargèse, un petit port sans prétentions légèrement au sud.
Le 10 mai, nous levons l'ancre pour Sagone, où une véritable ambiance corse nous y attend, en plus du magnifique panorama de plages entourées de montagnes encore enneigées :
Le footing matinal nous emmène en plein maquis, entre vaches et sangliers...pas rassurant !
Le soir, les corses nous préparent un feu d'artifice que les médias appellent "Nuit Bleue". Une maison secondaire, de fort belle facture, s'embrase devant nos yeux vers 22H.
Nous quittons cette ambiance festive pour Ajaccio, où nous sommes arrivés aujourd'hui à 15H30.
Au programme : un arrêt de quelques jours dans la capitale de la Corse du Sud, pour tester in situ le matériel de plongée fraîchement acquis.
Porquerolles côté mer
Porquerolles côté terre
Cherchez bien : la Corse est en vue ! (Le Capo Rosso, vers Porto)
Les connexions internet ne sont pas évidentes...les cybers cafe sont vraiment originaux ! (ici, au Frioul)