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Nouvelles fraiches :

 

Dernière mise à jour le 18/09 

Nous voilà revenus à notre point de départ : Gruissan.

Après un nettoyage en profondeur du bateau, celui-ci sera mis au sec pour y subir les réparations. C'est donc la fin d'un voyage pour tout le monde, chacun se préparant à de nouveaux projets. A suivre !

 

  

 

 

 

 
Samedi 17 juin 2006

Après avoir quitté Lipari, nous nous sommes dirigés vers les volcans actifs de l’archipel des Eoliennes :

Tout d’abord, sur Vulcano, où nous avons jeté l’ancre dans la baie la plus abritée. Magnifique mouillage, superbe vue sur le volcan tout proche, une eau limpide donnant sur une plage merveilleuse… Tout allait bien jusqu’à la baignade de rigueur, où nous nous apercevons que des chapelets de bulles s’échappent d’un peu partout le long du rivage. Elles éclatent alors en surface, et dégagent une odeur pestilentielle caractéristique du soufre volcanique. Cette odeur nous suivra donc toute la nuit, et le jour suivant, lors de l’ascension au cratère au milieu des fumerolles de ce même gaz.

Nous ne nous attardons pas dans ce lieu uniquement photogénique, et nous  nous rendons sur l’île la plus caractéristique  de l’archipel : Stromboli.

Aucun lieu de mouillage convenable n’est présent sur cette île-volcan : les fonds chutent immédiatement après le rivage : 50 mètres de fond à 50 mètres du bord !

Nous réussissons après 2 essais infructueux à accrocher notre ancre, et encaissons tant bien que mal la houle que rien n’arrête.

L’ascension du volcan est par contre inoubliable, et vaut bien les quelques efforts consentis. A un rythme quasi-régulier, le cratère principal est secoué par de fortes explosions, projetant dans les airs, à quelques centaines de mètres, des blocs de roche en fusion. Vraiment grandiose !

Le lendemain, nous faisons route vers le redouté détroit de Messine, entre la Sicile et la pointe de la botte de l’Italie. Les courants peuvent y être violents si on l’emprunte à la mauvaise heure de la marée. De savants calculs sont donc réalisés à bord pour savoir, en fonction des horaires de marée de Gibraltar, à quelle heure se présenter dans le détroit. Et bien sûr, ça n’a pas raté : nous nous rendons à l’évidence dans le détroit que nous sommes arrivés à peu près au pire moment. Nous peinons à progresser au milieu des paquebots, cargos et autres bateaux de pêche à l’espadon. Nous mettrons deux bonnes heures à avancer d’un mille marin, toutes voiles dehors et moteur en route !

Nous pouvons nous reposer le soir devant une bonne pizza italienne dans la capitale de la Calabre : Reggio Di Calabre. La marina, hors de prix et offrant un confort très sommaire, et la ville peu accueillante ne nous font pas regretter notre nouveau départ pour la Sicile, dans sa partie orientale.

Nous nous rendons à Taormina, très touristique mais néanmoins charmante. Son théâtre romain, sa vue sur l’Etna et ses rues piétonnes sont merveilleuses.

Nous peinons de plus en plus à progresser rapidement, vers le sud de l’île : les vents dans cette partie de la Méditerranée, à l’approche de l’été, sont capricieux. Nous atteignons tout de même Catania le 16 juin, où nous nous posons pour quelques jours, en vue notamment d’aller faire un saut au sommet de l’Etna, qui culmine au-dessus de nos têtes à 3250 mètres.

 Superbe vue (au second plan), sur l'archipel des Eoliennes

 Le cratère de Vulcano et ses fumerolles

 Un bateau de peche à l'espadon...ne pas avoir le vertige ni le mal de mer !

 Le théatre romain de Taormina, avec une vue imprenable sur l'Etna

Par Juju - Publié dans : ludion
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